Pour La Dignité de la Femme

Pour La Dignité de la Femme

Tamar: Tamar oublie sa fierté et son honneur

Conférence donnée à Paris en 1972

Tamar

Tamar oublie sa fierté et son honneur 

Tamar, qui devait restaurer la position d’Eve, dut montrer une foi absolue envers Dieu. En faisant le chemin inverse, Tamar devait marcher avec Dieu comme Père. Elle devait oublier sa fierté et son honneur et être prête à sacrifier sa vie. A l’origine, Eve n'a pas pu s’unir avec son Père céleste. Juda, le beau-père de Tamar, tenait le rôle de Père. Dans le chapitre 38 de la Genèse, il est dit que Juda avait trois fils et que Tamar était la femme du premier fils.

 Cependant, le premier fils mourut et, selon la Loi Lévitique du mariage pratiquée en Judée, elle devait avoir un enfant par le second fils. Mais le second fils mourut aussi ; quant au troisième fils, il fut écarté à cause de son trop jeune âge. Tamar savait intuitivement combien il était important d’hériter du lignage de sang restauré par Dieu, alors elle oublia sa fierté et risqua sa vie afin d’être enceinte à travers Juda, son beau-père. Elle feignit d’être une prostituée assise au bord du chemin emprunté par son beau-père, et elle le tenta à avoir une relation sexuelle avec elle.

Juda ne réalisa pas que cette prostituée était sa belle-fille. Mais Tamar était sage et elle lui demanda trois objets – son sceau, sa canne et un cordon- comme gage de paiement qu’elle pourrait ensuite produire comme preuve : "Ton sceau et ton cordon et la canne que tu as à la main.". Pourquoi dut-elle faire cela ? Parce que selon la loi juive de l’époque, une veuve, qui devient enceinte sans avoir de mari, pouvait être lapidée jusqu’à la mort. Après quelques mois, la grossesse de Tamar devint visible. La rumeur se répandit et vint également aux oreilles de Juda. Il se mit très en colère et s’empara de sa belle-fille pour la faire mourir sur un bûcher. A ce moment critique, Tamar présenta au peuple les objets lui servant de preuve, et Juda comprit que sa motivation de continuer le lignage de Dieu était juste, alors il la relâcha. Tamar risqua sa vie pour accomplir sa mission. Son unique but était d’accomplir la volonté de Dieu. De cette manière Tamar posa la condition pour inverser le processus de la chute d’Eve.

Depuis quatre mille ans, Dieu connaissait le secret de cette histoire, mais il était resté caché aux yeux de la plus part des hommes. Aujourd’hui nous avons le privilège de pouvoir comprendre le secret de cette histoire biblique d’une femme qui se prostitue pour assurer le lignage d’où viendra le Messie !

Matthieu 1, 1-3 « Livre de la genèse de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham:

Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda engendra Pharès et Zéra, de Tamar, Pharès engendra Esrom, …  »

Genèse 38, 6 -11

« Juda prit une femme pour son premier-né Er; elle se nommait Tamar. Mais Er, premier-né de Juda, déplut à Yahvé, qui le fit mourir.

Alors Juda dit à Onân: "Va vers la femme de ton frère, remplis avec elle ton devoir de beau-frère et assure une postérité à ton frère."

Cependant Onân savait que la postérité ne serait pas sienne et, chaque fois qu'il s'unissait à la femme de son frère, il laissait perdre à terre pour ne pas donner une postérité à son frère.

Ce qu'il faisait déplut à Yahvé, qui le fit mourir lui aussi.

Alors Juda dit à sa belle-fille Tamar: "Retourne comme veuve chez ton père, en attendant que grandisse mon fils Shéla." Il se disait: "Il ne faut pas que celui-là meure comme ses frères." Tamar s'en retourna donc chez son père. »

Genèse 38, 12 - 23

« Bien des jours passèrent et la fille de Shua, la femme de Juda, mourut. Lorsque Juda fut consolé, il monta à Timna pour la tonte de ses brebis, lui et Hira, son ami d'Adullam.

On avertit Tamar: "Voici, lui dit-on, que ton beau-père monte à Timna pour tondre ses brebis."

Alors, elle quitta ses vêtements de veuve, elle se couvrit d'un voile, s'enveloppa et s'assit à l'entrée d'Enayim, qui est sur le chemin de Timna. Elle voyait bien que Shéla était devenu grand et qu'elle ne lui avait pas été donnée pour femme.

Juda l'aperçut et la prit pour une prostituée, car elle s'était voilé le visage.

Il se dirigea vers elle sur le chemin et dit: "Laisse, que j'aille avec toi!" Il ne savait pas que c'était sabelle-fille. Mais elle demanda: "Que me donneras-tu pour aller avec moi?"

Il répondit: "Je t'enverrai un chevreau du troupeau." Mais elle reprit: "Oui, si tu me donnes un gage en attendant que tu l'envoies!"

Il demanda: "Quel gage te donnerai-je?" Et elle répondit: "Ton sceau et ton cordon et la canne que tu as à la main." Il les lui donna et alla avec elle, qui devint enceinte de lui.

Elle se leva, partit, enleva son voile et reprit ses vêtements de veuve.

Juda envoya le chevreau par l'intermédiaire de son ami d'Adullam, pour reprendre les gages des mains de la femme, mais celui-ci ne la retrouva pas.

Il demanda aux gens du lieu: "Où est cette prostituée qui était à Enayim, sur le chemin?" Mais ils répondirent: "Il n'y a jamais eu là de prostituée!"

Il revint donc auprès de Juda et dit: "Je ne l'ai pas retrouvée. Et même, les gens du lieu m'ont dit qu'il n'y avait jamais eu là de prostituée."

Juda reprit: "Qu'elle garde tout: il ne faut pas qu'on se moque de nous, mais j'ai bien envoyé le chevreau que voici, et toi, tu ne l'as pas retrouvée." »

Genèse 38, 24 - 26

« Environ trois mois après, on avertit Juda: "Ta belle-fille Tamar, lui dit-on, s'est prostituée, elle est même enceinte par suite de son inconduite." Alors Juda ordonna: "Qu'elle soit amenée dehors et brûlée vive!"

Mais, comme on l'amenait, elle envoya dire à son beau-père:"C'est de l'homme à qui appartient cela que je suis enceinte. Reconnais donc, dit-elle, à qui appartient ce sceau, ce cordon et cette canne."

Juda les reconnut et dit: "Elle est plus juste que moi. C'est qu'en effet je ne lui avait pas donné mon fils Shéla." Et il n'eut plus de rapports avec elle. »

Depuis quatre mille ans, Dieu connaissait le secret de cette histoire, mais il était resté caché aux yeux de la plus part des hommes. Aujourd’hui nous avons le privilège de pouvoir comprendre la signification de la lutte des jumeaux dans le sein maternel de Tamar.

La lutte des jumeaux dans le sein maternel de Tamar

Genèse 38, 29 - 30

Mais il advint qu'il retira sa main et ce fut son frère qui sortit. Alors elle dit: "Comme tu t'es ouvert une brèche!" Et on l'appela Pérèç.

Ensuite sortit son frère, qui avait le fil écarlate à la main, et on l'appela Zérah. »

Tout comme Rébecca, Tamar fut enceinte de jumeaux qui se battaient en son sein. Lorsque Tamar priait, le Seigneur a dû lui apparaître et lui dire la même chose qu’Il avait dit à Rébecca :

« Deux nations sont en ton sein, et deux peuples en toi seront séparés ; un peuple sera plus fort que l’autre et l’aîné servira le cadet ». Dieu attendait ce moment précis depuis 2000 années bibliques. Le moment de la naissance arriva et le premier fils – Zérah – sortit la main. La sage-femme enroula un fil rouge autour de son poignet.*

Pendant la lutte dans le ventre de Tamar, le second fils Pérez écarta finalement Zérah et sortit le premier. Ce renversement des positions des deux frères eut lieu dans le ventre de la mère. A ce moment-là, le principe selon lequel Jésus naîtrait du lignage de Juda fut établi.

Matthieu 1, 1-3 « Livre de la genèse de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham:

Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères,

Juda engendra Pharès et Zara, de Tamar, Pharès engendra Esrom, …  »

A partir de ce moment, Caïn fut subjugué, Abel fut mis en avant et l’histoire de la Restauration put progresser vers des sphères plus larges : de la famille vers le clan, du clan vers la race, de la race vers la nation, etc. Pour mieux comprendre ce concept retournons à l’origine du problème :

L’ordre originel de l’amour prend sa source en Dieu, va vers Adam et ensuite vers l’archange. Pour restaurer cet ordre, l’amour doit s’écouler d’abord de Dieu vers Abel qui représente Adam, puis d’Abel vers Caïn qui représente l’archange. C’est d’abord par l’accomplissement de cette formule que Dieu pouvait restaurer Son principe perdu. En fait, c’est le lignage de sang qui fut souillé par l’acte de la chute. En d’autres termes, le genre humain en vint à se développer dans le lignage de Satan et non dans le lignage de Dieu.

Jean 8, 44 « Vous avez pour père, le diable… »

La restauration doit donc se faire en remontant vers l’origine.

Dans ce but, le second fils – Abel – devait reprendre le droit d’aînesse au premier fils qui le possédait illicitement sous la domination illégitime de Satan. Caïn devait s’abaisser jusqu’à la position de second fils et Abel devait s’élever à la position de premier fils à partir de laquelle il pourrait hériter du droit d’aînesse. Cependant, l’histoire nous montre que Caïn tua Abel. Cet acte réitéra l’acte de la chute à l’époque d’Adam et Eve. Contrairement au cours recherché pour la restauration, il signifiait que l’archange était à nouveau en mesure de dominer Adam.

Caïn et Abel reçurent des éléments mauvais quand ils étaient dans le sein d’Eve. Si Dieu avait utilisé deux frères d’âges très différents, la distance entre eux aurait été trop importante, aussi Dieu rechercha des frères plus proches. En d’autres termes, Dieu devait mener à bien cette providence de la restauration à un niveau plus proche de la cause. La meilleur moyen était de faire revivre Caïn et Abel dans le sein de leur mère, mais ceci était physiquement impossible. Ainsi, la providence de Dieu en vint à se manifester à travers des frères jumeaux – Esaü et Jacob. Jacob devait être restauré dans la position de frère aîné, tandis q’Esaü devait s’abaisser dans la position de frère cadet. C’est le même principe qui fut appliqué au temps de Caïn et Abel.



16/10/2011
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